mercredi 22 mai 2013

Frustrés de la Tulipe? Interdits de Crocus? C'est par ici.... (Camassia)

Ceci est un message d'espoir pour les désespérés du bulbe.
Mais non! Je ne parle pas des cerveaux-lents!
Mais bien des jardiniers qui  fondent en larmes, chaque printemps, devant les parterres de tulipes des autres, les tapis de crocus des magazines et autres étalages publics d'iris, qu'ils soient réticulés, de Hollande ou buchariques.
De ceux qui, pleins d'espoir, se ruinent chaque automne depuis 10 ans pour des sachets de 100 (voire 500!)  bulbes variés, les assortiments de bulbes printaniers et autres soldes de fin de saison...
Des poinçonneurs des lilas compulsifs, ceux qui font et refont chaque année au même endroit des centaines de trous, des petits trous, des gros trous et encore des petits trous, sans jamais renoncer...
...pour se retrouver Gros Jean comme devant, chaque printemps, devant le vide désespérant de leurs massifs.
Bon. Pas tous les désespérés du bulbe, certes.
Si votre problème, c'est l'appétit de la gent trotte-menu, souriceaux, petits ratons et autres musaraignes, passez votre chemin: investissez dans une usine de mini-cages à poules, ou renoncez, mais à mon grand regret, cet article ne peut rien pour vous.
Si par contre vous avez, comme moi, un jardin argileux qui recrache les crocus comme des noyaux de cerise, transforme les tulipes en purée d'oignons, et se prend pour le Houdini des iris bulbeux, les faisant disparaître grâce à un tour de passe-passe aussi magique qu'infaillible (mais sans jamais arriver à les faire réapparaître, hélas!) cet article est pour vous.
Ah, j'allais oublier!
Si vous n'entrez pas dans la catégorie des désespérés du bulbe, mais que vous êtes affectés d'un syndrome de l'écureuil au stade 4, ça peut vous intéresser aussi!
Je parle bien sûr de ceux qui ont la hantise de mourir de faim, thésaurisent dans des placards secrets boites de conserve, bouteilles d'huile et autres paquets de sucre. A ceux-là, je vous le dis tout net, il y a dans cet article une vraie idée à creuser, je dis bien: creuser.
Que dis-je, même: un investissement alimentaire à effectuer d'urgence et à peu de frais, du qui rapporte du 300% par an sans demander aucun effort! Qui ne fera s'écrouler aucun placard surbooké. Et non-imposable de surcroit!
Ah. Et aussi, éventuellement, le sujet peut intéresser les alpinistes poussifs et/ou bedonnants, vous comprendrez pourquoi un peu plus bas.
Vous l'aurez compris, vu les photos qui s'étalent sur cette page: je parle des Camassia.
Il nous sont venus du Nouveau Monde, où de nombreuses tribus d'indiens (pardon: de Natifs Américains, je veux dire, bien sûr!)  s'en étaient fait une spécialité culinaire: en poudre, en purée ou en condiment, les Qamash (qui veut dire "doux" parait-il) étaient mis à toutes les sauces.
A condition d'être patient. Il faut cuire les bulbes une douzaine d'heures au moins, au four, pour transformer l'inuline qu'ils contiennent en fructose...
A moins que vous n’ayez l'intention de gravir quelque sommet alpin sans avoir l'entrainement ou la musculature adéquats, et soyez en panne d'abricots secs ou de topinambours...là, le Camassia cru peut, parait-il, servir éventuellement de moteur de propulsion arrière efficace et à bon compte... ;o))
A condition aussi d'aimer la gamme de couleurs qui va du blanc (cassé) au bleu-violet foncé, il y en a pour tous les goûts:
Des petits : ceux que l'on trouve chez nous sous le nom de "Qamash", alias Camassia esculenta, le meilleur gustativement parlant, je crois (je n'ai pas essayé!) , 40 cm de haut en fleurs,
Des moyens, Camassia cusickii, 60 cm en moyenne,
Et des grands, les plus courants, Camassia leichtlinii. Un bon mètre 20, voire plus, dans mon jardin.
Il y a même, chez les leichtlinii, des "à feuillage panaché": Camassia leichtlinii 'Sacajawea'!
Et des doubles, ou presque: C. leichtlinii semiplena.
Soyons pragmatiques:  pour la couleur, il y a une telle variabilité que je ne saurais trop vos conseiller de les acheter en fleurs!
Les versions blanches sont judicieusement affublées du  qualificatif "alba". ;o)
Les cusickii sont généralement bleu ciel.
Les esculenta (Camassia Qamash) sont la plupart du temps bleu-violet foncé.
Mais les leichlinii existent dans toutes les nuances de bleu plus ou moins foncé, et bien sûr, ce n'est jamais précisé sur les étiquettes! J'en ai trouvé de particulièrement foncés, cette année, chez la Grafin Von Zeppelin. Superbes!
Autre critère: la période de floraison. Je manque encore un peu de recul (les Qamash fleurissent pour la première fois, cette année), mais en gros, je pense que c'est comme pour les iris de jardins: les petits (Qamash) d'abord, les cusickii ensuite, et les leichlinii en dernier. Avec, plutôt grosso que modo, une ou deux semaines d'écart les uns par rapport aux autres.
Chaque espèce fleurit pendant environ 3 semaines, entre mi-Avril et mi-Juin.
Ah..pour le feuillage jaunissant, par contre, ce n'est pas mieux que les tulipes ou les narcisses, je vous aurai prévenus! Amis thésauriseurs, il vous faudra le laisser jaunir tranquille, si vous voulez voir grossir vos économies bulbistiques!
Mais il reste acceptable, grâce à sa taille réduite, à peu près de la même hauteur que celui des narcisses (petits narcisses pour les petits Camassia, grands narccisses pour les grands Camassia. Voyez, ce n'est pas compliqué! :o)... )
Couper les tiges défleuries reste recommandé: elles ne sont pas plus décoratives que les autres non plus...a moins que vous ne vouliez laisser vos Camassia se ressemer!
Car ce sont, dans leur pays d'origine, des plantes de prairies humides, où elles peuvent se naturaliser sans problème. Amateurs de prairies fleuries (et humides!), le Camassia est aussi fait pour vous! Défense de faire joujou avec la tondeuse trop tôt, ceci dit. mais ce ne sont pas les voisins qui s'en plaindront!. ;o))
L'intérêt du feuillage panaché des 'Sacajawea' reste assez limité, si vous voulez mon humble avis. Tout comme celui de l'iris réticulé 'Marquerite'...
Pour ce qu'on le voit, ce feuillage, franchement, c'est juste pour dire de... mais ça n'engage que moi! ;o)
Quand le feuillage est suffisamment fané, il se "tire" tout seul au dessus de la touffe, même pas besoin de sécateur!
Et chaque année, les touffes grossissent de façon fort sympathique, ce qui permet, si on le souhaite, de les dédoubler en automne pour en installer ailleurs, pour faire plaisir aux copines ou pour s'offrir un petit frichti original lors d'un pow-wow...programmé bien à l'avance (vu le temps de cuisson).
Donc, je récapitule : les Camassia aiment l'argile,bénis soient-ils. Aiment l'humidité aussi (idem). Même dans mon jardin-piscine, je n'en ai jamais perdu un seul. Bon, ils peuvent arriver à pourrir si vous les laisser tremper 3 mois dans une bassine, j'imagine, mais si ils supportent "ma" terre mal drainée, ils doivent résiter à peu près à tout: bords d'étangs, débordements de ruisseaux et autres déluges saisonniers.
Ils aiment le soleil, aussi, mais se contentent très bien de la mi-ombre, voire de l'ombre des caducs qui ne débourrent pas trop tôt.
Mes 'Sacajawea', par exemple, sont dans ce cas, et ils fleurissent quand même.
Avouez qu'ils ne sont pas compliqués à vivre!
Une dernière précision, qui ravira, je n'en doute pas, les thésauriseurs-planqueurs-de-réserves: il faut se les mettre...enfin, se les planter, je veux dire...bien profond! ;o)) Au moins 10 cm pour les plus grands, à peine un peu moins pour les petits. Ca évitera qu'on ne pille votre garde-manger trop facilement!
Moi j'y vois surtout un avantage: ça les met à l'abri de mon transplantoir, un rien désinvolte parfois, et de ma binette à l'humeur intempestive... Pas de ma fourche-bêche, un peu brute de décoffrage, hélas, mais on ne peut pas tout avoir! ;o))
Des bulbes qui aiment ma terre, c'est déjà un tel miracle!!!

33 commentaires:

  1. j'ai encore bien ri, soeur Ainée, et par ce temps plus que morose, ça fait vraiment du bien !
    je note, je note...peut-être pour cet automne (enfin, j'espère...parce que tout n'avance pas aussi vite que je le voudrais, mais c'est comme ça, lol)
    bisous sous la pluie (et sans chanter, parce que là, ça serait vraiment la cata...)

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    1. Pas de précipitation, Sœur-née-après-moi! Enfin, si j'ose encore écrire ça avec le temps qu'il fait! ;o)))
      Je veux dire: les bulbes, c'est à planter en dernier, après tout le reste, tu le sais bien! ;o)
      Tu sais que je me suis aussi posé des questions, au sujet du chant...Est-ce que par hasard j'aurais chanté dans mon sommeil pendant quelque temps, pour que ça justifie un déluge pareil? ;o)))
      Bisous à essorer, et bon courage pour les plantations!

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  2. Zeph,je sais qu'on est en période de blocus, mais quand même...je te le dis tout de suite, les crama,cana...ce sera pour la 2e session! Ici, c'est pas de bulbes dont on parle, mais de bulles dans l'eau! Il y va de la survie du chat!!! Bisous ca(r)nassiers!

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    1. Tu n'es pas la seule, hélas, ma belette...je me demande si je ne vais pas retrouver les carpes de l'étang en train de visiter mes plate-bandes, un de ces jours...et les chats en pleine partie de pêche au milieu! ;o))
      Bisous flottants! ;o)

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  3. Ah, ben voilà un post drôle et bien sympa ! Merci :)
    Bon ben non, nous c'est terre à bulbes, tout pousse et surtout tout revient ! C'en est désespérant, moi qui voudrais changer certaines variétés de tulipes... mais non, d'une année sur l'autre, elles sont là et bien là !
    Alors pour les camassias, je repassera ! :)

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    1. Tu retournes ton couteau dans ma plaie, là, François! ;o)) Veinard!!!
      Ici, pour les tulipes, seules certaines botaniques arrivent à vivoter, et encore, seulement dans des emplacements très sélectifs!...sinon, c'est en pots, pas le choix!
      Alors certes je compatis à tes malheurs de sélectionneur de tulipes, mais je réserverai quand même l'essentiel de ma sympathie pour ceux qui sont privés de ce plaisir délicat! ;o))
      Si le "repassage" est aussi ta spécialité, par contre...j'embauche! ;o))

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    2. Euh, non, le repassage n'est pas du tout ma spécialité... je suis du genre à laisser le tas et attendre de ne plus rien avoir à porter... heureusement dans un couple on se complète (ah vraiment ?), alors bon...
      Tu as raison de garder ta sympathie pour les autres :) j'ai eu l'occasion de connaître les pertes de tulipes printemps après printemps pendant des années et c'est plutôt désagréable, maintenant que je connais l'inverse, je m'en rends encore plus compte. Du coup, des tulipes oui, mais des camassias, non !
      Tu sais d'ailleurs si tes producteurs de bulbes locaux exportent dans d'autres régions de la France ?

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    3. ;o)) Tu parles des Planteurs de Brigaudière? Je ne crois pas qu'ils quittent beaucoup la région Rhône Alpes et ses environs...D'ailleurs, il y a la liste de leurs déplacements ici:
      http://planteursdebrigaudiere.blogspot.fr/p/blog-page.html
      Je ne me souviens pas s'ils font de la VPC ou non..il faudra que je demande à Didier à l'occasion...

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  4. tu touves ta terre trop collante et humide mais je rage à voir tes camassias bien droit car ici il regardent le sol de très près avec toute cette pluie! grrr!!Christine des Glaces

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    1. Ah, tu as raison! Toute à mes blagues à 2 sous, j'ai oublié ce point important!
      Ce n'est pas tellement la pluie, je trouve, ou du moins, on n'y peut rien, cette année.
      Mais les grands sont à planter à l'abri du vent, tu as raison!
      D'ailleurs, regarde la photo des cusickii, au milieu, prise ces jours-ci: eux aussi font des vagues, et je vais devoir les déplacer dans un endroit mieux abrité (là, ils sont effectivement en plein vent!). Les leichtlinii ne sont pas encore fleuris (les photos datent de l'an dernier, pour la plupart).
      Bisous bien droits sur la joue! ;o))

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  5. J'ai découvert les camassias leichtlinii il y a 2 et je confirme : ils aiment la terre argileuse. Ils ont quasi doublé en 2 ans, pour mon plus grand bonheur.
    Par contre, je ne savais pas qu'il y avait d'autres variétés, je note ...
    Merci pour cette belle histoire et bonne journée

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    1. Merci Karine pour cette confirmation! J'ai eu du mal à trouver les petits Qamash, je les ai enfin dénichés cette année chez un pépiniériste allemand, à la fête des plantes de Schoppenwihr. J'en avais admiré de si belles touffes dans le jardin de Marguerite, en Alsace...
      Bonne journée à toi aussi, Jeune Fille! ;o)

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  6. La Lorraine ayant subi moult envahissements durant son histoire, je peux te dire que les stocks de réserve, ça me connait. Ca doit être génétique :-))
    Il y a deux ans, j'ai planté des bulbes de cusickii ; pas comme garde-manger, je te rassure, je n'en suis pas encore là :-). Je les trouve plutôt décevants : une couleur assez fade, un feuillage un peu trop présent et une tenue quelque peu négligée. Avec les 92 l tombés depuis le début du mois, les pauvres sont actuellement complètement vautrés.
    Les esculenta me conviendraient mieux avec leur couleur plus soutenue et leur taille moins élevée.

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    1. Pas faciles à dénicher en France, les petits Qamash... Si Dieu leur prête vie je pourrai te les schlouker dans un an ou deux... ;o)
      Quant aux cusickii et autres leichtlinii, c'est vrai que le vent et la pluie ne font rien pour les aider à se tenir droits, cette année! Les leichlinii ont des tiges plus raides, ici. Moi je les aime bien ,les cusickii pâles..à mettre devant un écran bien vert?
      Bisous un peu vautrés aussi, par manque d'activité jardinière! ;o)

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  7. Que d'infos !!! Je viens justement d'en planter un godet, j'ai pris un risque car je ne connais pas les conditions de cultures mais ton article me rassure et m'aura bien fait rigoler !!! Bisouuuu Zeph !!!

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    1. Eh bien tant mieux, le double objectif est atteint, alors! ;o))
      Attention au vent, j'ai oublié d'en parler dans l'article! Bisous ma douce, et j'espère que tes camassia te combleront dès l'an prochain!

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    2. C'est un leichtlinii que j'ai planté ... quand tu dis attention au vent, tu veux dire qu'il aura besoin de tuteur ou qu'il n'aime pas les courants d'air !?! Bises ma Zeph :D

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    3. En plein vent, les tiges ne restent pas droites, ça zigzague (voir la photo des cusickii au milieu) et les feuillages se mettent dans tous les sens...je ne pense pas que les tuteurs soient une bonne idée, ça pourrait les casser au contraire...
      Bisous toujours aussi mouillés et frisquets ce matin! Pfff... ;o)

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  8. J'en ai des bleus, mais je trouve les blancs de la première petite photo à gauche, doubles ?? bien jolis; leur petit nom siouplait???
    J'arrive tout de même à avoir des tulipes dans ma terre argileuse , moins détrempée que la tienne peut-être...quoique en ce moment, on patauge!!! mais elle ont du mal à revenir...heureux François!
    Bises

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    1. Ce sont des Camassia leichtlinii semiplena, Dany, venant de chez mon petit Planteur de Brigaudière. Sur cette photo, ils sont en début de floraison. Ensuite les tiges s'étirent, les fleurettes s'espacent en hauteur, et tu les retrouves en plein épanouissement sur la 7eme photo, et en partie sur la dernière.

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  9. ah ? Cama-comment ? Ah oui, ces plantes qui disparaissent dans ma terre lourde et humide sans crier gare, c'est bien des mêmes qu'on parle ?
    Zephke, je pense qu'on ne vit pas sur la même planète, toi et moi... :/
    Bisekes bien belges
    Caroline

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    1. Tu es sûre que ce ne sont pas les trotte-menu qui sont venus habiter sur TA planète plutôt que sur la mienne, Carolineke? ;o))
      Poutous tricolores, et de grand coeur! ;o))

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  10. Encore un article que l'on prend plaisir à lire... et à sourire ! J'ai des Qamash depuis une dizaine d'années déjà, achetés à une vente de bulbes à l'école maternelle de mon fiston. J'ai voulu les déplacer mais il en ressort toujours à l'endroit d'origine, les bulbes doivent donc s'être enracinés assez profondément. J'ai aussi des Leichtlinii blancs simples (qui viennent des Petits Planteurs), leur floraison suit celle des Qamash. Ils ne sont pas aussi haut que chez toi. Je ne connais pas les cusickii. J'aimerais en trouver d'autres, j'aime beaucoup ta dernière photo !

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    1. Les cusickii aussi viennent de "nos" petits Planteurs, KarineN! Les alba semiplena aussi.
      Pour les leichtlinii dans les tons de bleu, il faut vraiment les choisir en fleurs, à l'occasion des foires aux plantes ou visites de pépinières: beaucoup sont d'un bleu assez neutre, voire délavé. Là, je suis tombée par hasard sur un vrai bleu-violet bien franc, chez la Grafin Von Zeppelin, et je m'en suis félicitée le lendemain, à la foire aux plantes de Schoppenwihr: plusieurs stands avaient aussi des leichtlinii en fleurs, mais aucun n'était aussi lumineux...

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  11. Ben alors ma terre ne doit pas être assez lourde et collante parce que les camassias chez moi, sont jamais ressortis!! et les trotte-menue et autres mangeurs de bulbes , avec 17 chats, z'ont aucune chance de survie dans mon jardin!! A retenter quand même dans un autre endroit du jardin peut-être...Ils sont si beaux!

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    1. J'essaie de comprendre...
      Étaient-ils trop au sec l'été, peut-être? Les as-tu plantés assez profond? (si ta terre sèche l'été, c'est à 15 cm au moins qu'il faudrait les installer)
      Sauf à avoir un jardin humide en profondeur l'été, comme ici, je pense qu'il vaut mieux les mettre à mi-ombre (sous des caducs) qu'en plein soleil.
      Et dans l'argile, si c'est comme chez moi, il vaut mieux planter au printemps quelques bulbes fleuris, plutôt que des oignons (possiblement secs?) à l'automne, peut-être...
      Ca vaudrait le coup de réessayer, puisque tu les aimes! ;o)

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    2. Trop au sec l'été c'est possible en effet. Et en plein soleil en plus. Donc je vais retenter en suivant tes conseils: profonds et à mi-ombre, les caduques, ce n'est pas ce qui manque dans le jardin!

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  12. Zéphirine vous me redonnez un peu d'espoir mais, d'après les divers commentaires, toutes les terres argileuses ne se ressemblent pas. La mienne doit être de celles, lourdes et collantes, qui tuent les camassias car chez moi aussi ils ont complètement disparus dès le premier hiver. Sans doute que j'ai pris trop au sérieux leur besoin d'humidité car je les avais plantés dans un endroit qui n'est sec qu'en été. Vos photos me donnent l'envie de ressayer ailleurs.

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    1. Bonjour Cousin-de-l'autre-côté-de-la-grande-mare! ;o))
      Ma terre aussi est lourde et collante, et de surcroît très mal drainée. Je ne suis pas sûre que ce soit la terre qui soit en cause.
      Comme pour KarineN, je te dirais volontiers de réessayer, en les installant plus profond (15 cm, ou 1/2'), à mi-ombre sous des caducs, et en les plantant au printemps plutôt qu'à l'automne... quitte à acheter des bulbes à l'automne, et à leur faire passer leur premier hiver en pot, peut-être?
      Si tu décides de réessayer, j'aimerais vraiment que tu viennes me donner de leurs nouvelles l'an prochain, si tu veux bien!
      Amitiés depuis le pied des Alpes... ;o)

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  13. Chez moi, le cusickii est arrivé le dernier, mais les floraisons des trois se recouvrent en ce moment (leichtlinii se termine, il était le premier). C'est ce dernier que je préfère (c'était mon premier, et j'aime son bleu). Le qamash (merci pour son vrai nom) est d'un bleu à tomber, mais, petit, il est plus discret (et un peu perdu dans mes myosotis). Par contre, il est revenu tout aussi facilement que les deux autres. J'aime moins la couleur du premier (celui qui est arrivé le dernier, si tu as suivi), et je trouve son feuillage plus encombrant que celui des deux autres. Mais ce sont de fidèles compagnons, même dans une terre non argileuse.

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    1. Hou-là...comme en plus, on m'a seriné dans mon enfance que "les premiers seront les derniers", là je suis complètement perdue! ;o)))
      Mais je retiens qu'ils sont tous heureux chez toi, c'est l'essentiel! ;o)

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  14. Chez moi, ils ont toujours bien poussé et résisté mais cette année cruelle, ils m'en a manqué beaucoup !!!
    Alors, froid d'hiver, neige ou appétit des campagnols, qui est le coupable ???
    Je ne sais le dire...
    Bises
    MC

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    1. Je ne saurais pas te dire non plus, MC... peut-être plutôt les campagnols, ou l'eau? Même s'ils n'aiment pas en manquer, surtout l'été, cette année ils sont quand même proches de la noyade! Le froid, je ne pense pas. Ils sont vraiment très rustiques, ces américains-là, pour autant que je sache. J'espère que tes stocks vont vite se reconstituer! ;o)
      Bises détrempées...

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