mercredi 25 novembre 2015

Boucle de Jade, ou "Le Bonheur N'est Pas Dans Le Pré" (Schizostylis)

Vous connaissez tous l'histoire de Boucle d'Or, bien sûr...
Mais la version jardinière, la connaissez-vous?
Il était une fois, donc....une petite fleur qui avait des feuilles si vertes, si drues et si droites qu'on l'appelait "Boucle de Jade" (par dérision sans doute!).
Elle habitait là bas, tout en bas de l'Afrique, dans une jolie prairie humide baignée de soleil.
Un jour, poussée par la curiosité, elle décida d'aller se promener, histoire de voir à quoi ressemblait le vaste monde.
Chemin faisant, elle arriva par un belle journée de printemps dans un petit jardin qui lui parut accueillant et bien douillet.
Il y avait là tant d'autres fleurs pour se faire des amies, un petit étang juste grand comme il faut, un soleil chaud et lumineux, mais pas aussi brûlant que dans son pays natal, et une terre bien solide pour y planter ses petites racines.
Elle frappa donc à la porte du jardin, mais n'entendit aucune réponse.
Comme elle était curieuse de savoir si elle pourrait habiter là, elle entra.
C'est qu'elle commençait  à se sentir fatiguée, à force de courir le monde!  Ici, au moins, elle aurait six bons mois pour se reposer et reprendre des forces, avant de fleurir.

Premier épisode: Trop Sec.
Elle s'installa d'abord au bord de l'étang. Ça lui avait paru une bonne idée, pour sentir la brise humide lui caresser les tiges par les chaudes journées d'été, et se regarder fleurir, le moment venu, dans le joli miroir bleuté.
Mais au bout de quelques mois, elle commença à déchanter. Qu'elle était lourde, cette terre! Qu'elle était sèche surtout. Curieux, pourtant, au bord d'un étang?
Ce que la pauvrette ignorait, c'est que cet étang-là était un fieffé égoïste, et s'était protégé par une lourde carapace noire.Il gardait jalousement la moindre goutte d'eau pour lui tout seul le gredin!
Pourtant, elle ne demandait pas grand chose! Elle n'avait que de tout petits pieds, de minuscules petits pieds blancs à peine plus gros qu'un grain de riz, avec une multitude de fins orteils délicats et fragiles. Alors,elle les avait posés là, discrètement, juste sous la surface, pour ne pas déranger ses voisines. 
C'était une petite fleur bien élevée!
L'été succéda au printemps. Elle eut bien chaud. Elle eut bien soif.
La terre était aussi brûlante que la soupe de Papa Ours....
Pourtant, elle tint bon, et en brave petite fleur qu'elle était, elle fit de son mieux pour fleurir quand même à  l'automne, en puisant dans ses réserves pour se faire accepter...
Mais après ce gros effort, quand arriva le rude hiver, ce qui devait arriver arriva: affaiblie, elle prit froid au premier coup de gel, et crut mourir d'un rhume de pieds carabinés.
Elle survécut pourtant. Mais au printemps, elle résolut de déménager. Décidément, ce coin-là était trop sec, il fallait essayer autre chose.

Deuxième épisode: Trop Mouillé
Alors elle emménagea dans une jolie plate-bande un petit peu plus bas, à quelques mètres de l'étang, entre un beau cercis et un magnolia.
 Une belle lumière, un horizon dégagé, on se serait presque cru dans sa prairie natale...
Ahhhh...l'endroit était nettement moins sec, c'était mieux. Elle étira d'aise ses fins doigts de pieds en éventail dans la terre bien humide. L'été fut parfait!
Las...quand le second hiver arriva, cette belle humidité qui lui avait tant plus quelques mois auparavant, faillit lui être fatale. L'eau se transforma en glace, enserrant ses pauvres petons comme un étau, provoquant de douloureuses engelures.
On se serait cru sur l'Everest, et sans oxygène encore!
Sans parler de la méchante bise qui soufflait tant et plus, détruisant les fleurettes qu'elle essayait d'ouvrir encore, en décembre, malgré la neige et le froid.
La terre était encore plus froide que la soupe de Maman Ours: congelée!
La pneumonie se déclara, la gangrène menaça. Elle perdit plusieurs orteils, tant la froidure perdura!
Trop, c'est trop!
Décidément, ce petit jardin qui paraissait si accueillant, n'était qu'un leurre! Elle pensa même disparaître de chagrin.
Elle avait tant envie de vivre, pourtant! Elle lutta pour ne pas se laisser aller. Quand enfin arriva le printemps salvateur, elle n'était plus que l'ombre d'elle-même.
Mais impossible de retourner dans son pays, ni de reprendre son errance: elle n'en avait plus la force... Elle décida de se donner une dernière chance avant de renoncer.

Troisième épisode: Trop bien!!!!
Elle avait repéré, tout en bas du jardin, une murette.
Elle qui avait été tellement malmenée par le vent l'hiver précédent! Elle y vit comme une réponse à ses prières. Une murette, voilà ce qu'il lui fallait!
Juste au pied, là, grâce au dénivelé, l'eau venue du jardin du haut serait sûrement plus proche de la surface, l'été! Et fini le vent! La solution était peut-être là!
Et puis, la terre était plus légère, là. Disons plutôt: un peu moins compacte, pour être honnête.
Mais bon, l'argile, ça ne lui faisait pas peur, ce n'était pas le problème! Au contraire, elle lui gardait nourriture et boisson sans se déshydrater ni s'appauvrir. "Essayons!" se dit-elle.
Quand l'été arriva, elle se tint prête. Serait-il trop sec, encore une fois? Mais ô surprise, dès le mois de Juillet, toutes les moumouttes de l'arbre-à-perruques géant qu'on apercevait contre la clôture du jardin, s'amassèrent  pour former une superbe couette, une ouate légère et protectrice, tout autour de ses petits pieds meurtris.
Hmmm... qu'il y faisait bon chaud, sous la couette! Et puis, l'évaporation tant redoutée s'en trouvait bien freinée! Une petite couche de BRF (Bois Raméal Fragmenté) vint aussi préserver le précieux liquide autour de ses orteils.
Une étape de franchie. Restait à attendre l'hiver. Elle en tremblait d'avance.
Il fut froid. Et humide aussi.
Pourtant, bien à l'abri derrière sa murette, elle se retrouva comme dans une petite bulle. Sans vent ou presque. Sans cette terrible alternance quotidienne de gel et de dégel trop rapide, qui lui avait fait tant de mal, en plein vent, l'année précédente.
"Quand je pense qu'il y en a qui se battent pour être sur la plus haute marche des podiums!" se dit-elle. "Mais ils sont fous! C'est sur la marche la plus basse qu'on est le mieux installé! C'est évident!"
Et elle s'épanouit d'aise.
Elle avait trouvé "sa" soupe à elle, comme celle de Bébé Ours. Ni trop chaude, ni trop froide, juste comme elle l'aimait! Elle s'en gava jusqu'à plus soif.


La première année, elle ne se permit que 8 tiges florales, par prudence....



La deuxième année? Presque une vingtaine!


Et la troisième année, elle fleurit sans compter. Sans parler des bébés qui se pressent au pied de l'heureuse maman, regardez! (hmmm... que de jolis schlouks en perspective: ;o)...)


Moralité

Le bonheur n'est pas "dans le pré", finalement, mais...au pied du podium!
La murette vous dis-je, la murette! 
Il n'y a que ça de vrai! 
Foi de Schizostylis!


34 commentaires:

  1. Un joli conte qui me donne bien envie d'abriter dans ma terre argileuse cette Schizostylis que je nai jamais osé planter, il faut dire que tu es une aventurière, Zéph, une habituée du dressage des vivaces pas faciles à élever !!!
    Alors puisque tu as testé la bête, j'ai bien compris :
    Pas dans ma terre marécageuse du fond du jardin, pas dans la bordure sablonneuse située au sud mais vers le bas du coteau sud, elle se plaira, enfin, j'espère !!!
    Mais j'ai compté, il lui a fallu cinq printemps pour qu'elle fleurisse cette belle fleur de jade, il me faudra de la patience donc !!!
    Bises
    MC

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    1. Pas de problème pour qu'elle fleurisse, MC! Elle y met beaucoup de bonne volonté, au contraire, et dès la 1ere année! C'est lui trouver un endroit où elle prospère, qui est moins évident. Les deux premiers endroits essayés ne lui convenaient pas,et elle y a dépéri. Au 3eme endroit, par contre, elle s'étale et se multiplie à plaisir.
      J'ai été d'autant plus surprise que cette plante est parfois vendue comme plante de berge. Mais pas dans les régions froides, à mon humble avis. La murette est un peu le "remède miracle", en tous cas ici. Dans mon 1er jardin, il y a belle lurette (mas murette!), elle avait aussi prospéré (sur plus d'1m de large en 10 ans, parce que je la laissais faire!)...au pied d'une murette (de 15 cm de haut, pas plus) où je l'avais installée par hasard.
      C'est pour vous donner ce "truc" (l'installer à l'abri d'une murette) que j'ai inventé ce petit conte...
      Si tu veux un petit schlouk au printemps, n'hésite pas! ;o) Bises

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    2. Je veux bien ton petit schlouk rose pâle, j'ai trouvé où l'installer ;-))
      Viens lire mon article, tu sauras où !!!
      Bises
      MC

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    3. Hé hé.... on Schizostyle sans le savoir, MC? ;o)))
      Bravo! Ça c'est de l'instinct! Lui avoir trouvé une place du premier coup, c'est super!
      Pas de souci pour le petit schlouk! La seule condition: me le rappeler au mois de Mars...je n'ai pas la mémoire schloukeuse, ma pauvre grande! J'oublie aussi bien les schlouks que j'ai promis des mois avant, que ceux que j'ai déjà donnés...ça m'est arrivé aussi d'offrir un schlouk de quelque chose que j'avais déjà offert un an ou deux avant! Honte à moi... tu m'aideras, dis? ;o))
      Bises schloukamnésiques!

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  2. Quel joli conte. Mais il faut être jeune et patient pour tenter ce genre d'aventure !
    Merci pour tes belles histoires.
    Bises des Pyrénées

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    1. Même pas, chère formicidée de mon coeur! ;o) Elle fleurit très vite, et s'étale au moins aussi vite que n'importe quelle vivace. Il faut seulement trouver le bon emplacement!Si tu as une idée sur un coin de ton jardin qui pourrait lui convenir, toi aussi, je peux t'en envoyer un petit schlouk au printemps pour essayer! ;o) Bises

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  3. Ahhhhhhhhhh:!!!!!!!!!! Zeph, il n'y a que toi pour savoir conter de belles histoires, elles en ont de la chance tes petites princesses!

    Ici, ces demoiselles Schizostyles se sont installées sans soucis; assez à l'abri d'un pin mugho, j'avais surtout peur du froid!
    Puis j'ai osé mettre des bébés dans une plate bande, sans grand résultat au début; mais cet été fut très sec chez nous, et les premières ont failli y rester tandis que les secondes dans leur bonne terre argileuse se sont super bien portées et ont bien fleuri!
    Donc , je vais peut-être tenter d'autres implantations!
    bises et porte toi bien.

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    1. Tu confortes ce que j'en pense, Dany: il lui faut de l'eau, mais pas trop. Point trop de vent non plus, pour que ses racines TRES superficielles ne prennent pas d'engelures l'hiver. Un bon petit paillis (pas trop épais, juste pour limiter l'évaporation) les aide bien, l'été, et elles passent à travers sans problème.
      Moi aussi j'ai fait de nouveaux essais d'implantation, avec d'autres variétés (Tambara, qui est précoce, et Pink Princess qui est presque blanche)... A suivre l'an prochain, donc! D'accord? ;o)
      Merci pour tes bons voeux (pour le moment tout va bien, je te rassure)...je t'embrasse!

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  4. Quel joli conte qui, comme tous les contes se termine bien "Ils vécurent heureux et eurent plein d'enfants " ! lol
    Bisous

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    1. Je n'ose pas te proposer de l'essayer, chère Sylvaine, connaissant la sécheresse de ton Clos...
      C'est bien dommage, car c'est peut-être la dernière vivace de l'année à fleurir, et ça dure longtemps! Même après les premières gelées, si elle a encore des boutons, elle se remet à fleurir au moindre redoux. En plus, elle se sème sans problème (pas au jardin, en tous cas pas ici, mais même moi j'en ai réussi le semis, c'est tout dire! ;o))...)
      Bises bien bien fraîches, ce matin!

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  5. Ouille !! la belle est légèrement capricieuse mais on lui pardonne devant son exquise beauté .. et sa générosité lorsqu'elle se trouve en terrain conquis !! et puis à présent que l'on connait mieux ses exigences grâce à son excellente conteuse, on hésite moins à vouloir l'introduire dans son royaume !!!

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    1. Bonjour Nathalie! L'as-tu déjà essayée dans ton petit paradis?
      Si ce n'est pas le cas et qu'un petit schlouk te tente, là encore, rien de plus facile (elle est tellement superficielle qu'il 'y a presque rien à faire pour en séparer quelques tiges bien vertes et faire plaisir à une amie!;o)...)
      Bises au gout de champignons (j'ai encore ramassé un bon kg de trompettes hier!)

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    2. tu es adorable car j'ai perdu ceux que j'avais planté mais probablement pas au bon endroit d'après le joli récit que j'ai lu ! un p'tit schlouk ne peut pas faire de mal surtout lorsqu'il est proposé avec tant de spontanéité et puis un schlouk du joli jardin de Zeph, pour un peu ... j'en attraperais la grosse tête ;)

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    3. Toi? La Grosse Tête? Aucun risque. Je n'y crois pas un instant! ;o)) Et si ça peut t'aider, comme je suis une serial-schloukeuse, j'essaime mes plantounes un peu partout, façon pissenlit, en France et en Europe. Et même en Amérique, via un ami collectionneur, qui a, je ne sais comment, transmis un schlouk de l'Iris reticulata 'Marquerite' de mon jardin au JB de Chicago pour compléter leur collection! Mazette...j'en étais toute zémue! ;o)
      Alors ton jardin ne sera qu'un récipiendaire parmi des dizaines d'autres, ma pauvre grande!
      Même condition que pour MC: m'y faire penser en Mars! Viendras-tu à St Priest? Ce pourrait être l'occasion de te le donner!
      Bises contaminantes! ;o))

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    4. Et comment que je serais là à St Priest !!! je ne louperais cette foire pour rien au monde d'abord parce qu'elle me permet de discuter avec des passionnés et aussi parce que ça me permet de voir ma fillotte qui habite Lyon !!! flute pour la grosse tête, ceci dit tu as raison ce n'est pas mon genre et je me doutais bien que tu étais une inconditionnelle du schlouk vu le souvenir (et l'émotion !) que j'ai gardé de notre première rencontre ;)
      bises contaminées ;)

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  6. Hein ... Comment ça 1 kg de trompettes !!!! Tu as encore réussi à en trouver sous l'épaisse couche de feuilles mortes maintenant au sol ? La chaaaance !
    Dis, tu crois que j'aurais une (petite) chance de voir réapparaitre chaque printemps le lys des cafres si je le plantais en pleine terre ? Je n'ai pas de murette à lui offrir mais vu que j'introduis de plus en plus de pierres au jardin, je pourrais peut-être lui créer un emplacement à son goût.
    Enfant, mon livre de Boucle d'Or était magnifiquement illustré, je l'adorais et l'ai lu et relu. Pourtant il va falloir que je relise le conte car je m'aperçois que j'ai complètement oublié la fin.

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    1. Pour les trompettes, eh oui! J'en ai même encore trouvé quelques centaines de grammes hier matin, et des belles encore! ;o) Les plus grosses arrivent à percer le tapis de feuilles de châtaigniers, même maintenant!
      C'est super, les trompettes! Ça m'aide à soigner mon Syndrôme de l'Ecureuil automnal (l'instinct des provisions pour l'hiver...) ;o)), et j'adoooore courir les bois pour les chercher! Je les connais si bien que mon œil les repère tout de suite!
      J'aime tout, dans les trompettes: les chercher, les trouver bien sûr, les préparer, les offrir aux amis et aux voisins (en "prêtes à cuire"), les cuisiner (ça sent bon!).. et les manger, évidemment!
      Mais ce sont les dernières, cette fois: (certaines commencent à être "trop mûres"...). Ce n'est pas si fréquent d'en trouver encore début décembre, tu as raison. Elles ont été tardives, cette année (mi-octobre), et moins nombreuses que les années précédentes. La faute à cet été très sec, sans doute!
      Pour le lys des caffres... je n'en suis pas sûre, chère Dame Belette. Ça me parait un peu froid pour lui, quand même, par chez toi. Et il aime les terrains argileux, aussi... Mais qui ne tente rien n'a rien! Il faudrait tester 'Tambara', qui est nettement plus précoce que les autres. Et lui trouver un endroit bien protégé, au soleil, à l'abri du vent. Soyons fous! Je t'en préparerai un petit schlouk au printemps, si tu veux, pour essayer! ;o)
      Autre possibilité: le semis, qui marche bien avec ces petits choses. Même moi, j'avais réussi, une année, t'as qu'à voir! ;o))...
      Ça se sème en hiver, et ça lève assez vite (de mémoire, un mois?) , juste couvert dans du terreau de semis, une pièce fraîche (12-15°) et un sac zippé.
      J'ai récolté des graines de ce 'Tambara'. Tu veux essayer?
      Quant à Boucle d'Or, je l'ai tellement raconté que je le connais par cœur...avec la grosse voix de papa Ours, la moyenne vois de maman Ours, et la touuuuute petite voix de Bébé Ours! Pourtant, je ne l'ai sûrement encore pas assez raconté à mes enfants, tu vois...Vu que la morale de l'histoire c'est qu'il faut toujours écouter sa maman et ne pas s'éloigner d'elle...avec mes "canadiens" installés à 8000 km, j'ai donc lamentablement échoué à faire passer le message!!! ;o)))
      Gros bisous des bois!

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    2. You-ouuuh, non seulement 'Tambara' commence à occuper son petit pot mais il est déjà fleuri. Il est magnifique et sa couleur est d'une grande douceur. J'aime, j'aime, j'aime. Mille mercis pour cette chouette découverte. Il ne me reste plus qu'à lui trouver un pot digne de lui maintenant.
      Au fait, tu as reçu mes trois mails post-Schoppenwihr ?

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    3. Hello chère Dame Belette!
      Grrrrr... non, je n'ai rien reçu, ma belle. Ma boite mail continue de me jouer des tours.
      Mais je crois que j'ai récemment commencé à comprendre ce qui se passe.
      Tu connais l'histoire de la main gauche qui ne dit pas ce qu'elle fait à la main droite? Eh bien, tu remplaces l'une par mon ordi, et l'autre par ma tablette. C'est cette dernière qui fait figure de suspect n°1 dans cette histoire. Je m'en sers peu, mais quand je le fais, si j'ai le malheur d'ouvrir et refermer la boite mail de cet engin, elle fait le ménage dans les messages, toute seule comme une grande, avec un zèle très louche! En fait, je soupçonne qu'elle ne garde pas une copie complète des messages, comme sur l'ordi, mais juste leur "fantôme" (l'adresse de ce qui est stocké chez le fournisseur d'accès). Et comme elle a peu de place, elle supprime d'office les fantômes qui ont plus de quelques jours... et c'est là le "bug", ça supprime aussi les messages chez le fournisseur par la même occasion! Si je n'ai pas déjà ouvert ces messages sur l'ordi avant, ben... plus de messages! Tu n'es pas sa seule victime....
      Du coup, j'évite d'ouvrir ce putz-mail de malheur, en espérant que c'est bien la source du problème.
      Peux-tu me renvoyer tes messages, s'il te plait ma douce, histoire de voir si ça se passera mieux cette fois?
      Car j'imagine que tu as dû me trouver bien ingrate, de te laisser ainsi en plan avec TROIS mails sans réponse... pardonne moi! Je plaide non coupable, vot'bonheur! Ou coupable si tu veux, mais avec circonstances atténuantes! ;o))
      Gros bisous très désolés....

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    4. Mais noooon pas ingrate du tout, t'inquiète. Je pensais plus à ces coquins de greffiers qui faisaient encore la misère à ton ordi. Je te renvoie tout ça.

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  7. J'aime tes histoires. Eh oui il faut chercher la bonne place.... Après c'est l'envahissement charmant!

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    1. "Envahissement charmant"...comme c'est joliment dit, Tène! ;o)
      Sauf que, vu la facilité avec laquelle ses petits pieds menus sortent du sol, il n'y a aucun problème pour la cantonner à ce qu'on veut bien lui laisser comme place. De plus, ses racines sont si superficielles que même si elle "ressort" un peu plus loin, au milieu d'une autre plante, elle ne lui fait pas vraiment concurrence!En tous cas, c'est comme ça que je l'ai vécu jusqu'ici.
      Bises charmantes, mais, je l'espère, pas envahissantes! ;o))

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  8. Je découvre ton blog à travers ce joli conte que j'ai adoré!

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    1. Merci Natha...lie je suppose, pour tes encoouragements! ;o)
      Et bienvenue dans le Petit Jardin du Nord-Isère!
      Il y a bien d'autres contes ici, ou sur mon ancien blog....j'espère qu'ils te plairont aussi!
      http://zephirine38.over-blog.com/article-l-iris-la-dame-et-le-rat-et-autres-petites-histoires-vraies-117118672.html
      Amitiés
      Zeph

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  9. Je découvre ton blog grâce à Marie-Claude. J'adore cette histoire qui est vraiment bien raconté. Depuis un moment je me pose beaucoup de questions sur le schizostylis. J'en ai dans mon bassin et dans un tonneau de terre humide car j'avais lu qu'ils ont besoin d'humidité. Le problème c'est que chaque hiver je les enlève pour les hiverner en serre et c'est souvent là qu'ils commencent leur belle floraison ! J'habite en Champagne où les températures peuvent descendre très bas, chez nous il y a beaucoup de vent et le sol est extrêmement calcaire et sec.Les conditions idéales pour ces belles plantes !!!!! Va falloir que je trouve un petit muret ....... Bonne journée

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    1. Bonjour Judith, et merci pour tes encouragements! ;o)
      Je ne crois pas que la rusticité soit un problème, même en Champagne, si tu trouves "le" bon endroit, une fois de plus. C'est plutôt la sécheresse estivale, oui. Mais je suis sûre que tu vas trouver!
      Amitiés

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  10. Je peux faire part de quasiment la même expérience: vendue comme plante de bassin, je l'ai d'abord plantée dans mon auge. Résultat: disparition prématurée le premier hiver.

    Puis je l'ai retentée "bêtement" dans le sol. A nouveau, échec, elle n'a pas fleuri. Mais là, il ne s'est pas agi de sécheresse comme pour toi: en fait, ces plantes sont vendues dans du terreau, et contrairement à certaines vivaces qui arrivent à sortir leurs racines de ce milieu pauvre (dès qu'on n'y met plus d'engrais chimique) et rapidement sec (même entouré de terre), elles en restent prisonnières.

    Mais une fois dans de la vraie terre, c'est le bonheur! J'en ai à présent une bien rouge (d'un rouge inhabituel et difficile à associer, sauf en automne, justement, avec les feuilles d'arbre qui virent d'une couleur semblable), une rose (encore peu florifère justement parce que son substrat est mauvais), et d'une rose légèrement flammée, rapportée d'Angleterre ce printemps, et qui m'a donné une bonne dizaine de hampes (elle est encore en fleurs en ce moment).

    Pour la multiplication, tu as raison: j'ai arraché une partie des rouges au printemps, j'ai pu en faire une dizaine de pots individuels, et cet automne, elle était aussi touffue qu'à l'automne dernier (son emplacement, entre l'auge et la pelouse, ne me permet qu'un fin rideau de 5-6 tiges). Pourtant, j'étais un peu inquiet à n'en laisser que 2-3 bulbes (minuscule, de fait, nettement plus petits que ceux des crocosmias auxquels elle ressemble un peu)

    Ce que je

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    1. Oups, le "Ce que je" est en trop, ce n'est pas une phrase interrompue (j'ai dû la remplacer par entre chose en cours d'écriture). Et il faut lire "et une d'un rose légèrement flammé".

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    2. Râââ... Laurent, tu me fais rêver avec ta "rose flammée"...serait-ce la belle 'Mollie Gould'?
      http://a405.idata.over-blog.com/3/02/47/65/suite-2/schyzostylis-molly-gould-11-08-07.jpg
      C'est une de celles que j'ai perdues faute d'avoir trouvé le bon endroit... et je m'en veux encore! Je l'avais fait venir d'Angleterre, moi aussi. Dis..quand elle aura bien prospéré chez toi, si tu y penses un jour et que tu peux la diviser..pourras-tu penser à une pôv'Zeph en mal de Molly??? ;o)
      Bises quémandeuses....(ce n'est pas souvent!)

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  11. Eh oui, chère Zeph, c'est bien 'Mollie Gould', rapportée d'Avonsdale. File-moi ton adresse par mail (tu dois l'avoir, si je ne vois rien venir, je t'écrirai) et si elle a bien passé l'hiver (elle est sous la neige en ce moment), je t'en enverrai.

    Ceci dit, ne t'attends pas à une belle flammée, elles sont très, très discrète, ses striures. Je chercherai une photo!

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    1. Oh mais je la connais bien, la belle Molly! Je sais à quoi m'attendre! ;o))
      C'est entièrement de ma faute si je l'ai perdue: je l'ai laissée griller un été, c'est tout! Alors que les Lys des Cafres en général se plaisent bien dans mon jardin! Ce n'était pas une bonne idée du tout de l'avoir mise là, un des endroits les plus secs!
      De ton côté, voudrais-tu essayer 'Tambara'? Haute, et les fleurs sont énormes, d'un beau rose framboise, et surtout bien plus précoces que celles des autres schizostylis du jardin (début septembre cette année, et il y a encore quelques tiges florales qui essaient de s'ouvrir, en ce moment!)

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  12. Houuu, tu me retentes!!! Je suis revenu sur ton blog (plus rapidement que de coutume) parce que je ne voyais pas arriver de mail, je vais t'en envoyer un.

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    1. C'est que j'attendais ta réponse, cher Laurent! ;o) J'ai toujours ton adresse mail, et même ton adresse tout court!
      Je vais du coup t'envoyer aujourd'hui un bout de 'Tambara', alors. Il fait doux, pas de gelées en vue ni chez toi, ni chez moi... et ça fait toujours plaisir de jardinouiller quelque chose fin janvier, non? ;o) L'enveloppe est prête, scellée, tu n'y couperas pas! ;o)
      J'y ai ajouté un éclat de 'Coombland White'. Pari risqué, car il n'est pas raciné, je l'avais prélevé il y a juste 2 semaines. Mais j'ai voulu profiter de l'occasion quand même. Essaie!
      J'ai mis mon adresse au dos!

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  13. Oooh, c'est super gentil! Merci, merci beaucoup, ma Zeph! L'enveloppe arrivera chez moi comme un doux vent jardinier, préparant le printemps. (et puis repartira chargé d'une autre bise rose flammée)

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